LES PLUS GRANDS EXPLORATEURS

LES PLUS GRANDS EXPLORATEURS

On entend encore résonner aujourd’hui le nom de certain pour leur fougue en mer qui leur a valu la découvertes de nouvelles terres, parfois habitées, parfois encore jamais foulée par l’Homme. Parmi ceux-là de nombreux hommes qui méritent la peine qu’on s'intéresse à eux afin de comprendre les enjeux de leurs explorations et voir également dans quelles conditions celles-ci ont été réalisées. Nous en avons donc sélectionné trois qui ont chacun effectué au moins un voyage essentiel dans l’espoir toujours de créer de nouvelles routes commerciales vers les Indes.

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Christophe Colomb

Né en 1451 et mort en 1506 deux ans après sa quatrième et dernière expédition en Amérique, Christophe Colomb est sans aucun doute un des explorateurs le plus notoires de son époque. Il grandit dans une famille bourgeoise dans laquelle il touchera vite aux métiers de la mer. D’abord matelot à 10 ans puis corsaire à 21 ans, toute sa vie durant il continuera à étudier sur les sciences maritimes. Il se mariera par ailleurs une fois avec une femme, une noble portugaise, qui lui donnera un fils.

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Alors certain que la Terre est une sphère, s’il y a quelque chose en revanche dont Christophe Colomb et la communauté des explorateurs maritimes ne sont pas certains, c’est sa circonférence. Après s’être mit en tête de rejoindre l’Asie, le Japon précisément, par l’Ouest pour relier l’Europe aux Indes afin de commercer sans passer par l’Europe central où l’empire ottoman impose de sévères taxes, Christophe Colomb va mal sourcer ses calculs distançant l’Europe de l’Asie. En effet il va nettement sous-estimer la distance qui sépare ces deux continents ce qui lui fera défaut pendant son voyage, manquant à plusieurs fois de le faire tomber à l’eau au sens propre et au sens figuré.

Après avoir trouvé le soutien des rois catholiques d’Espagne qui s’engagent à lui donner le nom de vice-roi des Indes en cas de réussite, il se lança donc en direction du Japon avec quatre-vingts-dix  hommes et trois bateaux nommés Pinta, Nina et Santa Maria. Après plus de deux mois de voyages il arriva donc dans l’archipel des Bahamas sur une île qu’il appellera San Salvador. Il laissa quelques hommes sur place et retourna sur le continent européen annoncé la nouvelle comme quoi il avait trouvé un nouveau passage vers les Indes.

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Il fera par la suite trois autres voyages en Amérique en pensant avoir relier l’Europe à l’Asie et ce n’est qu’au deuxième de ceux-ci qu’il posera vraiment le pied sur le continent, et non pas sur les îles, au Venezuela. Ainsi il se fit connaître comme l’homme qui a découvert l’Amérique, nom qui sera donné par la suite au continent par Martin Waldseemüller en 1507. Le plus paradoxale dans toutes ses expéditions c’est que jamais il ne réalisa avoir découvert de nouvelles terres, toujours il prit cela comme l’Asie. Finalement, bien qu’il soit considéré comme la culture populaire comme le premier homme à avoir découvert ce continent américain, il est aujourd’hui prouvé que plus tôt les vikings avaient déjà réalisé cet exploit maritime.

Vasco de Gama

Tout comme Christophe Colomb, Vasco de Gama est un grand explorateur de la période des Grandes Découvertes. Il est né dans un univers de pêcheurs en 1469 et décédé en 1524 à l’âge de 55 ans. Durant son enfance il étudiera la navigation et se construira progressivement une solide expérience en mer.

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Il est notamment connu pour avoir réussi à rallier l’Europe aux Indes par voie maritime en passant par le cap de Bonne-Espérance, ce qui est, il faut le rappeler l’essence même de l’engouement maritime à l’échelle européenne pour l’exploration maritime qui a créé cette période que sont les Grandes Découvertes. Pour réaliser cet exploit il embarqua donc avec lui quatres navire et deux cents hommes en direction des Indes en 1497. Il longea les côtes africaines qui étaient alors bien connues des portugais notamment pour leurs nombreuses richesses en or et en ivoire. Une fois passer le cap de Bonne-Espérance il fit donc plusieurs haltes sur la côte Est africaine où il n’hésita pas à prendre en otage sur son navire des guides locaux pour pouvoir être sûr de naviguer correctement en ces eaux inconnues. Il continua ensuite son expédition en direction des Indes malgré le scorbut et la dysenterie qui frappaient les hommes des navires, et il atteint finalement sa destination finale au port de Pantalayini à vingt kilomètres de Calicut. Malheureusement il se fera refouler à son arrivée par Zamorin de Calicut qui n’apprréciera pas les marchandises apportées, à savoir du miel, des chapeaux et des pots de chambres…

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Il fera donc chemin inverse et rentrera au Portugal où il se fera nommé roi de Indes. Malgré l’échec commercial ce voyage, il marque tout de même la première nouvelle route empruntable afin de commercer avec les Indes sans avoir à passer par l'empire ottoman qui contrôle l’Europe centrale. Vasco de Gama va donc effectué un second voyage entre 1502 et 1503 où il embarquera cette fois-ci avec non pas quatre mais vingts navires. Cependant, profondément touché par le manque d’accueil et d'hospitalité marqué par sa première arrivée en Inde, il reviendra lors de ce voyage avec un état d’esprit de guerre plus que de commerce. Pour exemple, alors qu’il croisa un navire de plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants revenant de la Mecque portés sur un bateau nommé Miri, il décida de tous les exterminer en faisant couler le bateau par les flammes puis en embrochant le reste des survivants dans l’eau alors que ce navire avait en vain tenté de proposer un échange commercial en échange de la vie de ses passagers innocents. Cet acte déshonora profondément Vasco de Gama par son propre peuple le considérant alors non plus comme un valeureux explorateur mais un colon en quête de sang. Finalement, malgré son arrivée en Inde il n’arrivera pas à soumettre le Zamorin mais octroira au Portugal d’importants privilèges commerciaux lors de ce second voyage.

Fernand de Magellan

Alors que du côté portugais Vasco de Gama s’était occupé de créer une première route commerciale avec les Indes en passant par le cap de Bonne-Espérance, côté espagnol c’est Magellan qui se charga de remplir cette mission mais pour cela il décida d’emprunter un chemin différent. Né en 1480 et décédé en 1521 Magellan est donc lui aussi un des plus grands explorateurs de cette période des Grandes Découvertes.

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Bien qu’il soit portugais de naissance, Magellan s’engagea donc pour l'Espagne à rallier l’Europe aux Indes en passant du côté Ouest en 1519, tâche que cru plus tôt avoir réussi Christophe Colomb. Pour cela naviga en direction du Sud de l’Amérique, mais le cap Horn étant encore inconnu il prit le risque de s’immiscer avec ses cinq navires dans le gouffre qui porte aujourd’hui son nom. Malheureusement, cela s’avéra être une dure période ne sachant pas où se diriger exactement et sans même savoir s’il allait pouvoir trouver un débouché maritime à l’Ouest en direction des Indes. Des hommes se mutilèrent alors que des maladies comme le scorbute frappait de nombreux membres d’équipages, Magellan perdit ici une grande partie de ses hommes et dû continuer son voyage sans après être resté à quai pendant 5 mois pour attendre que l’hiver passe en Patagonie.

De retour sur la mer, Magellan et les hommes fidèles qui lui restèrent finirent donc par trouver un débouché à ce détroit et arrivèrent après des semaines de navigation aux Philippines sur l’île de Mactan. Ce voyage fût également très éprouvant et meurtrier pour les trois navires encore restant, des récits écrits témoignent que les hommes étaient contraints de manger rats et chats pour survivre et que le peu d’eau qu’ils avaient étaient jaune et immonde à boire. Une fois sur l’île les hommes ne se firent pas accueillir à bras ouvert et Magellan décida donc de partir à l’assaut du peuple indigène avec soixante hommes armés d’arquebuses. Malheureusement pour eux, le peuple indigène mené à la bataille par le roi Lapu-Lapu se trouva avec plus d’un millier d’hommes équipés de solides boucliers en bois pour se défendre des arquebuses ainsi que de nombreux arcs aux flèches empoisonnées. C’est donc ici que s’arrêta le voyage pour six des hommes de Magellan et lui-même qui succomba en quelques heures à la suite d’une flèche empoisonné.

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Sur les trois bateaux restant, un fût brûlé car les hommes restant au nombre de cent treize n’étaient pas assez nombreux pour tous les manœuvrer et les deux autres reprirent donc la mer en direction des Indes. Cependant, l’un d’eux, le Trinidad devra accoster pour être réparer et manquera donc d’accompagner le Victoria dans sa quête maritime destinée à rejoindre l’Espagne par l’Ouest. Seul restant parmis les cinq avec soixante hommes à bord la Victoria reprit donc la route de l’Espagne afin d’effectuer le premier tour du monde en mer. Après des semaines intenses frapper par les maladies et le manque de vivres, le Victoria arriva finalement après trois longues années en 1522 en Espagne avec seulement dix huit hommes à son bord.